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 Beneath The Howling Stars.

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MessageSujet: Beneath The Howling Stars.    Lun 6 Oct - 21:02


Beneath The Howling Stars.


Dans le brouillard sombre du soir, une ombre se découpait vaguement à travers les volutes grisâtres. On aurait cru à un fantôme, aussi grand et sombre fut-il. Son pas était lourd, et son expression peu avenante. Ses prunelles pourtant luisaient comme deux bijoux en plein soleil, deux magnifiques saphirs éclairés par le plus pur des rayons d'Apollon. C'était un regard plein de fougue et de chaleur, profond comme cent enfers, et s'il était beau, il était aussi dangereux qu'il le promettait.
L'expression de l'homme était en effet très sombre. Rembruni, la tête enfoncée dans ses épaules, l'Ombre marchait à travers les ombres pour rejoindre un vieux bar où il trouverait ce soir une femme ou deux à serrer dans ses bras, une femme à embrasser, l'une à dévorer, les deux à contenter, pour oublier le Loup en lui, la bête qui cherchait à se libérer de la prison de la raison.

Inspirant profondément, le Loup tourna à droite pour s'enfoncer dans une ruelle plus étroite. Ses yeux malgré l'obscurité ambiante brillaient encore comme deux soucoupes. Des pas derrière lui se firent lointain, plus posés, moins précipités. Il était suivi, et le Chasseur se tenait à une certaine distance à présent.
Il allait peut-être le semer, à la prochaine ruelle. Ou bien peut-être qu'il allait lui tenir tête ? Le Loup fronça les yeux, enfonça davantage sa tête dans ses épaules et émit un petit grincement de dent qui ressemblait vaguement à un grognement. Depuis quand se mettait-il à douter et à avoir peur ?

L'Ombre s'arrêta dans la ruelle, brusquement, et enfonça sa main dans sa poche pour en sortir une paquet de cigarette. Il en accrocha une à ses lèvres, la serrant pour mieux l'allumer. Son regard se jeta en arrière, apercevant vaguement le Chasseur, ou l'espèce de chose qui devait en avoir la tête. C'était ça, le redoutable chasseur ? Neela se faisait décidément beaucoup trop de sang d'encre.

« Qu'est c'que tu veux ? » Sa voix était rauque, comme un grondement.

Roderick était de mauvaise humeur. Il lui en aurait fallu peu pour lui sauter à la gorge.
La légende voulait que les Loups, à la pleine lune, soient plus à fleur de peau qu'en temps normal. Le français n'était pas un sanguin, bien loin de l'image du loup-garou impulsif et colérique. Il était d'un tempérament de l'eau, aussi lunatique que taciturne. Mais très clairement, ce soir n'était pas le bon soir. Il voulait simplement un lit et un peu de compagnie pour défouler la Rage quelque part en lui.
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MessageSujet: Re: Beneath The Howling Stars.    Ven 17 Oct - 12:00

Grayer adorait les nuits de pleine Lune car il savait que l’astre de la nuit influait considérablement sur les gens et révélait au grand jour leur vraie nature. Lui, il avait mis longtemps, sans doute trop longtemps, à contrôler la colère et la soif de sang qui sourdaient dans ses veines durant cette nuit particulière mais, même si l’instinct de la chasse dictait toujours chacun de ses pas, il savait au moins maintenant tempérer ses envies. Il était sur cette meute depuis des mois, les avait épiés avec une patience d’ange avant de seulement considérer à les attaquer, preuve que le chasseur sanguinaire avait bien changé, depuis ses débuts. Quand il avait eu tout ce dont il avait besoin, la chasse avait pu commencer, haletante, grisante, encore plus lorsqu’il avait les dernières lueurs de vie s’éteindre dans les yeux de ceux qu’il avait déjà abattu. Méthodiquement, il avait étudié chacun d’eux et si l’une d’entre eux était parvenue à lui échapper, il ne mettait cela que sur le compte d’une chance insolente. Peu importait, il la garderait pour la fin et elle regretterait de lui avoir échappé, la première fois, quand il ne resterait qu’elle pour pleurer les cadavres de ses frères. Sa cible suivante n’avait pas été très dure à repérer ; tout en lui faisait crier au loup, il était même étonnant que de simples humains ne s’en soient pas aperçus. Son style vestimentaire, tout droit sorti d’une autre époque, sa façon de parler, parfois tellement inadéquate avec son époque… Il l’aurait repéré à des kilomètres, même s’il n’avait pas mis tant de temps à le chercher.

Un léger sourire se dessine sur ses lèvres tandis qu’il lui emboîte le pas, le suivant dans les ruelles sombres tout en restant suffisamment à distance pour espérer ne pas être repéré tout de suite. La nuit est claire et sans vent, cela devrait suffire à couvrir son odeur, comme les tumultes dans les troquets proches dissimuleront sans peine les battements de son cœur et le bruit de ses pas. Sa proie semble presser le pas et il accélère à son tour, ne voulant pas le perdre de vue trop longtemps ; il les connaissait, c’était des créatures de la nuit et il ne leur fallait pas plus de quelques secondes pour s’y fondre à nouveau, il le savait. Il ne l’aperçoit plus durant quelques secondes, comme il disparaît au détour d’une ruelle, et il se hâte de le suivre, presque inquiet qu’il ne s’évanouisse dans la nature. Lorsqu’il l’a de nouveau dans son champ de vision, ce n’est que pour se rendre compte que le loup s’est arrêté et qu’il a attrapé une cigarette pour la porter à ses lèvres. Grayer tombe plus ou moins nez à nez avec lui et, si la manœuvre le surprend, il n’en laisse rien paraître et ne se démonte pas, s’arrêtant à sa hauteur, un air neutre sur la figure, ses prunelles sombres fixées sur la cendre rougeoyante de la clope. « Qu'est c'que tu veux ? » Grayer a un petit rire amusé, comme il penche la tête en haussant les épaules, sans répondre : allons bon, pour quoi donc s’imagine-t-il qu’il est là ? Tailler une bavette et parler de la pluie et du beau temps ? Franchement, quel était l’intérêt de poser des questions dont on connaissait déjà la réponse ? Machinalement, comme à chaque fois qu’il se prépare au combat, il touche du bout des doigts l’arrière de son oreille et le creux de son épaule, successivement, là où sont tatoués les croissants de lune de son clan, cherchant sa force dans le souvenir de Murron, ce qui a plutôt bien marché jusque-là. « Si je te réponds que je veux ta tête au bout d’une pique, c’est suffisamment explicite pour toi ou je précise encore ? » Il se fend d’un sourire tout aussi resplendissant qu’hypocrite, avant de jeter un œil rapide autour de lui ; la ruelle était déserte, seul résonnait le bruit des bars voisins, c’était un lieu d’exécution acceptable. Il n’y avait pas de témoins, pas de lumière trop vive et suffisamment de bruit pour couvrir celui que ferait la détonation de son pistolet une fois qu’il aurait pressé la détente. Grayer s’étire, fait craquer ses articulations avant de se saisir de son flingue fétiche avec une rapidité presque surnaturelle et de le pointer sur Roderick. « Bon allez, finissons-en, je suis particulièrement pressé. » Il tire sur le chien, produisant ce petit son si particulier qui indique que le revolver est armé, et son index presse lentement la détente.
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MessageSujet: Re: Beneath The Howling Stars.    Dim 9 Nov - 22:10

Dans l'obscurité de la ruelle, le Loup était à son avantage. Il ne souriait pas, mais ne semblait pas vraiment inquiéter. Il avait vu plus de canons que de balles, et plus d'hommes morts que de fois où on avait juré avoir sa peau. Pas immortel non, mais la chance lui avait toujours sourit, et lui l'avait toujours saisit au bon moment.
« Ma tête vaut bien trop chère pour finir sur une pique, gamin » moqua le Loup, son regard brillant grâce à la pâle lumière lunaire. L'animal était prêt à se battre pour vivre, car comme tous les chiens acculés au mur, il ne se donnerait pour rien au monde.

Roderick, sans être un chef de meute exceptionnel, était un ancien loup. Son âge était bien avancé, ce qui le rendait plus imposant que les autres, tant par la force que par l'intellect. Les jeunes loups ne survivaient en général que trop peu de temps. L'arrogance du jeune sang les rendait vulnérable à ce genre de petits chasseurs à la noix. Habités par la fougue ils se permettaient des « choses ». Pourtant, la clef de la sauvegarde de la race passait nécessairement par le silence, et la discrétion.
Il était difficile de croire que ce jeune blanc-bec avait réussi à remonter jusqu'à lui car Roderick passait inaperçu, prenant soin de tout faire disparaître derrière lui, absolument tout. Comme un maniaque, il n'avait pas envie de laisser des traces sur son passage. Il pouvait au moins consentir cela au chasseur : ce dernier avait du flair, et l'éliminer ne garantirait finalement que quelques années de plus à vivre pour les jeunes loups du quartier.

Les yeux du Loup brillèrent davantage. L'arme était braquée sur lui, prête à tirer, prête à le tuer. Un long frisson remonta son épine dorsale. Son souffle se coupa, littéralement bloqué dans ses poumons. Il y eut un silence, court, saccadé. Le myocarde de l'animal s'accéléra. Comme une biche piégée devant les phares d'une voiture, Roderick ne semblait pas inquiet, furieux ou même apeuré. Il semblait juste... réfléchir. Une dernière fois ?
BANG !
Le son résonna dans la ruelle. Une petite lumière, et puis le sang, la douleur... Le corps tomba aussi net en arrière, sans un mot, sans un « ah », dans un bruit lourd. Dans la pénombre il était cependant difficile de voir quoi que ce soit, s'il était mort, juste touché... les deux ?
Roderick ne respirait pas pour autant. Les yeux révulsés, son visage était pâle.
Il entendit des pas approchant de lui. L'ouïe fine était un atout de taille pour les Loups. C'est ce qui faisait leur force. Aucun homme n'avait jamais réussi à prendre un Loup en traître. L'inverse cependant était plus vrai...

Dès que le chasseur fut assez proche de lui, il se pencha pour vérifier si le Loup était bien mort. Erreur de débutant aurait grommelé le Loup si la douleur ne lui vrillait pas encore le haut de l'épaule, là où la balle s'était logée grâce à un léger déplacement sur le côté. Profitant finalement de sa position et de la proximité du chasseur, le Loup lui attrapa aussitôt le poignet et, d'un puissant élan, il le retourna aussi facilement que s'il pesait le poids d'une plume.
C'est avec un ricanement moqueur que le loup se retrouva au-dessus du chasseur, le regard fier de lui. Sa chemise était tâchée d'une auréole encore chaude, à l'odeur de sang. Le parfum avait de quoi enivré le loup lui-même. Ses pupilles s’agrandirent sous l'effet de l'excitation. La douleur n'entravait en rien son instinct stimulé par la pleine lune.
La main qui tenait jusqu'alors le poignet du chasseur remonta légèrement pour serrer brutalement ses doigts afin de lui faire lâcher son arme. Son autre main intercepta au passage son autre main.
Ses deux yeux brillaient d'une lueur malsaine.

« La tête d'un Loup, même coupée, mord toujours... » moqua le Loup sur un ton léger. Il se pencha et vint lécher la joue du chasseur, en signe de provocation, quoi qu'il y eut l'envie d'y mordre dedans. « As-tu bon goût ? On dit que les joues sont le met le plus savoureux du corps humain... Je ne me suis jamais vraiment penché sur la question, mais là, ce soir... »
Roderick eut un petit rire qui ressemblait à un ronronnement inquiétant. Un petit tiraillement mit court à son plaisir. La douleur remontait dans son épaule comme un serpent douloureux. Mais il n'avait pas peur.
« Et maintenant ? Que compte-tu faire ? » Un petit ricanement remonta sur ses lèvres. « Un soir de pleine lune... Il aurait fallu être plus... prudent. »
Roderick se pencha davantage en avant, son visage frôlant le sien, non pas pour être tendre, mais juste pour venir renifler son odeur. Un nouveau frisson remonta son épine dorsale. Un petit grondement frustré sortit de ses lèvres. Mordre. Ou pire. Le dévorer. Dans quel sens du terme ? Le loup ne savait plus bien...
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MessageSujet: Re: Beneath The Howling Stars.    Mar 11 Nov - 20:49

« Bon allez, finissons-en, je suis particulièrement pressé. » Bien sûr, lorsqu’il braque l’arme sur le loup, il le fait à dessein, pour tuer. Il n’est pas venu là pour discuter ou lui demander de s’en aller, non, il l’avait suivi pour l’éliminer et Grayer n’était pas homme à flancher. Il presse la détente, sans trembler une seule seconde, sans la moindre hésitation, sans le moindre revers de conscience ; c’est un animal sauvage et dangereux, sa vie n’a aucune légitimité, il ne fait que rendre service à l’humanité en l’en débarrassant sur le champ. La détonation est sourde, retentissante, provoquant un éclair aveuglant de lumière blanche. Il voit le loup s’effondrer net, sans un mot, sans un cri et le chasseur esquisse un demi-sourire satisfait. Un demi-sourire seulement parce qu’il lui reste une dernière chose à faire avant de considérer son travail comme accompli. Lentement, à pas comptés, il approche, l’arme toujours à la main et prête à être utilisée immédiatement si besoin. Grayer, comme tout bon chasseur qui se respectait, ne quittait jamais une proie sans s’assurer qu’elle était bien morte, question de principes. Ses prunelles sombres scrutent la silhouette au sol et, comme il ne voit pas sa poitrine se soulever au rythme d’une éventuelle respiration, il se détend un peu, se montre moins prudent, sans doute. Sa main s’approche pour le secouer légèrement et vérifier son décès mais il n’a pas réellement le temps de faire quoique ce soit que déjà la main puissante du loup attrape son poignet et le retourne avec une facilité et une rapidité déconcertante, le projetant au sol. Grayer esquisse une grimace douloureuse comme son dos rencontre brutalement le béton, ne prêtant même pas attention au ricanement moqueur que lui sert son gibier. Par réflexe, bien qu’un peu tard sans doute, pour la vélocité surnaturelle du lycanthrope, il tente de repointer son arme sur lui, mais la pression brutale du loup sur ses phalanges le force à lâcher le revolver, qui tombe sur les pavés avec un bruit métallique. Son autre main, la droite, cherche rapidement à atteindre son deuxième flingue, puisqu’il a toujours veillé à savoir tirer des deux mains, mais à nouveau, le loup intercepte son poignet, interrompant son geste en plein vol.

« La tête d'un Loup, même coupée, mord toujours... » Le chasseur cesse subitement de se débattre, le dévisageant avec rage, car comme tous les membres de son clan, être à la merci d’un loup était quelque chose qui le mettait plus en colère qu’en état de peur. Il le voit approcher son visage et tente de se dérober mais dans cette position, il n’y a pas grand-chose qu’il puisse faire, pas même quand Roderick lui lèche la joue avec une provocation évidente. Il réprime un frisson de dégoût mais ne s’en offusque pas outre-mesure ; après tout, ce ne sont que des animaux, on ne peut pas leur demander de se comporter comme des personnes civilisées… « As-tu bon goût ? On dit que les joues sont le met le plus savoureux du corps humain... Je ne me suis jamais vraiment penché sur la question, mais là, ce soir... » Le chasseur se tend en l’entendant rire, tous ses muscles se crispant sous l’effet du stress ; il sent son cœur s’accélérer subitement, cherchant une échappatoire, une issue de secours. Il inspire profondément, s’intimant au calme et au sang-froid. « Et maintenant ? Que comptes-tu faire ? Un soir de pleine lune... Il aurait fallu être plus... prudent. » A nouveau, il le voit qui se penche vers lui et il enfoncerait sa tête dans les pavés si ça avait pu lui permettre de s’éloigner de lui, mais rien n’y fait. Il détourne le regard, grondant tout bas, comme le visage du loup frôle le sien, pour le renifler, visiblement. A nouveau, si ça lui déplait, ça ne le choque pas, preuve qu’il a déjà vu passer un certain nombre de lycans. En tous cas suffisamment pour ne pas se sentir offusqué par leur comportement étrange. Finalement, il reprend une contenance et ses prunelles sombres d’onyx se plongent dans celles du loup, sondeuses. Il note l’épaule blessée et il ne lui en faut pas plus pour prendre une décision. Un simple quart de tour de son poignet prisonnier ramène son bracelet d’argent tressé contre la paume du loup ; ce n’est pas grand-chose, mais ça suffit à détourner son attention quelques secondes. Quelques secondes qui lui permettent de libérer son bras et d’appuyer de toutes ses forces sur la plaie par balle qu’il lui a infligée. Il ne lui en faut pas plus pour que le loup blessé relâche légèrement son étreinte, lui permettant de libérer son second bras puis son corps après un coup de genoux dans l’estomac, bien senti. D’une main, il ramasse son arme, de l’autre il dégaine son second flingue. En l’espace de moins de trente secondes, il en a un pointé sur le cœur du lycan, l’autre collé sous son menton. A son tour, il peut se permettre un sourire en coin, résolument moqueur. « Tu ne t’es pas dit que si je chassais à la pleine lune c’était parce que j’étais assez talentueux pour me le permettre ? » Il a un petit ricanement arrogant, propre à la jeunesse. « Tu sais quoi, louveteau ? Tu parles trop pour quelqu’un qui a réellement envie de tuer… » Et, sans se départir de son sourire, il arme les deux pistolets en simultané.
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